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mardi 3 janvier 2012

Gilles Crevel avait fait état de ses envies suicidaires

Gilles Crevel, le meurtrier présumé de Dominique Marault, qui s’est suicidé dans sa cellule de Fleury-Mérogis jeudi dernier, avait laissé entendre qu’il voulait mettre fin à ses jours. Ce Migennois âgé de 45 ans, arrêté fin novembre près de Cahors, avait été placé sous surveillance spéciale. En effet, dans les établissements pénitentiaires, les détenus considérés comme suicidaires et fragiles sont visités plus régulièrement que les autres par les gardiens. Un kit anti suicide doit également leur être fourni, il contient notamment des matelas anti feu et des pyjamas en papier à usage unique pour éviter les pendaisons. « Mais lorsqu’un détenu a vraiment envie d’en finir, il trouvera toujours un moyen », a souligné un surveillant de prison.Selon le parquet d’Evry, Gilles Crevel a d’ailleurs laissé une lettre dans laquelle il fait de nouveau état de son intention de mettre fin à ses jours. Il faisait l’objet d’une surveillance particulière. Malgré ces mesures de prévention, celui qui a avoué, juste après son interpellation, avoir tué Dominique Marault car elle résistait à sa «pulsion de viol », a été retrouvé dans sa cellule avec un sac plastique sur la tête. La mort de Gilles Crevel devrait entraîner l’extinction de l’action publique dans cette affaire.

Gilles Crevel, Migennois de 44 ans, ne sera pas jugé pour le meurtre de Dominique Marault, dont le cadavre avait été retrouvé le 17 septembre dernier, en forêt d’Othe, près de Villechétive. Il s’est donné la mort dans sa cellule, la semaine dernière, à la prison de Fleury Mérogis (Essonne). Les faits se seraient produits jeudi. Gilles Crevel est mort par suffocation.Selon le parquet de l’Essonne, il a été retrouvé avec un sac en plastique sur la tête. Il était incarcéré depuis le 18 novembre après avoir été interpellé près de Cahors la veille. 02/01/2012

Le suspect n°1 dans le meurtre de Dominique Marault, disparu depuis septembre, a été arrêté.

Le pêcheur suspecté du meurtre de Dominique Marault a été arrête, jeudi matin dans la région de Cahors.Il doit être présenté au juge de la détention et des libertés aujourd'hui à Auxerre. François Perain, procureur de la République d'Auxerre doit tenir une conférence de presse dans la soirée sur les conditions d'arrestation du Migennois. L'homme avait disparu le lendemain de la disparition de Dominique Marault. L'institutrice en retraite avait été retrouvée morte en forêt d'Othe le 17 septembre.

crevel

Gilles Crevel, en photo sur Facebook

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Âgé de 44 ans, le suspect numéro un a été arrêté. En garde à vue puis devant le magistrat, il a avoué. Il était recherché depuis deux mois.

Une envie soudaine d’agresser sexuellement une femme. L’homme recherché depuis deux mois a avoué très vite, après son arrestation près de Cahors, dans le Lot. Il a renouvelé ses aveux devant le magistrat instructeur, à Auxerre. Suspect numéro un dans l’affaire du meurtre de Dominique Marault, le Migennois Gilles Crevel, 44 ans, a été arrêté jeudi, à 9 h 30, par un peloton autoroutier qui effectuait des contrôles sur une petite départementale. Immédiatement, les gendarmes ont reconnu le 4x4 marron qui faisait l’objet, comme son conducteur, d’une fiche de recherche.

« Pulsion de viol »

En garde à vue, l’homme suspecté du meurtre a reconnu, selon le parquet, avoir « cédé à une pulsion de viol ». « Cet endroit, près de l’Yonne, figurait parmi les lieux où il pêchait. Il a avoué qu’il s’en était pris à la promeneuse, mais il a dit ne pas l’avoir violée. Il a expliqué l’avoir étranglée parce qu’elle avait résisté. Il a ensuite indiqué très clairement l’endroit où il avait déposé le corps. Il s’agit d’aveux circonstanciés et corroborés », a estimé, hier, François Pérain, procureur de la République. Avocat commis d’office, MariePierre Guigny, a, quant à elle, préféré ne pas s’exprimer. Mis en examen pour meurtre, Gilles Crevel est écroué à Fleury Mérogis (Essonne). C’est la décision du juge des libertés et de la détention prise hier soir. « La rapidité de ses aveux correspond peut être à un soulagement. Mais cet homme, s’il a avoué, n’a pas été très expressif. Il a juste dit qu’il ne s’expliquait pas sa pulsion », a  indiqué hier le procureur de la République. C’est en tout cas une réussite pour les gendarmes. Car, si Gilles Crevel est présumé innocent, il était activement recherché depuis le meurtre. Les militaires ont déployé d’énormes moyens pour le localiser et l’interpeller. Le Migennois n’avait pas de moyens de paiement et il a été forcé de se rendre coupable de grivèleries d’essence, entre autres. Des achats réalisés avec un chéquier volé ont aussi permis de le repérer. On avait trouvé trace de lui à Vittel (Vosges), puis à Foix (Ariège) et, enfin, dans le Gers et le Lot. Le fugitif a peut être dormi dans sa voiture, mais rien n’indique qu’il ait pu bénéficier de l’aide d’une tierce personne

Gilles Crevel, 44 ans, marié et père de deux enfants. Ce sont les seuls éléments de personnalité avérés et connus sur le meurtrier présumé de Dominique Marault Pour le reste, le quadragénaire semble être un homme relativement discret. Plusieurs de ses voisins certifient qu’ils le voyaient régulièrement partir avec un équipement de pêche. Mais au bord de la rivière, là où l’enseignante avait disparu, les habitués des rives de l’Armançon et de l’Yonne prétendent ne l’avoir jamais rencontré.

« On le voyait parfois sortir au volant de son camping car mais il ne discutait pas, explique t on dans le voisinage. Le quartier est tranquille et personne n’aurait pu se douter qu’il arriverait une affaire de ce genre .

Aujourd’hui, c’est pour sa femme que c’est difficile. De nombreuses voitures s’arrêtent devant sa maison, alors qu’elle n’y est pour rien. » Gilles Crevel et sa famille avaient emménagé dans la rue de la Paix, à Migennes depuis « à peine deux ou trois ans », à en croire les riverains. « Et depuis l’annonce de son arrestation, on n’a pas revu ses proches », soulignent-ils. Selon nos informations, ce paysagiste de formation aurait d’abord vécu dans la Somme jusqu’en 2009. Il aurait travaillé du côté d’Amiens (sa ville natale) et d’Abbeville, dans différentes entreprises (fonderie, fabrication d’appareils ménagers ou installation de chauffage). En arrivant dans le Migennois, il aurait été engagé durant quelques mois dans une société de métallerie soudure avant de se retrouver au chômage. En matière de justice, Gilles Crevel était inconnu des tribunaux. Comme l’a précisé le procureur de la République d’Auxerre au lendemain de son arrestation, « il n’a jamais été condamné »